
À Djibouti, la mer n’est jamais loin. Elle accompagne les paysages, nourrit les imaginaires, structure les activités et donne au pays une part essentielle de son identité. Du golfe de Tadjourah au Goubet, du littoral urbain aux sites naturels plus isolés, la mer Rouge abrite une biodiversité précieuse, mais aussi une fragilité grandissante face aux déchets.
Les opérations de nettoyage menées sur les plages et dans les fonds marins rappellent une réalité simple : ce qui est abandonné à terre finit souvent par rejoindre la mer. Plastiques, filets, bouteilles, emballages, fragments dispersés par les courants deviennent autant de menaces pour les écosystèmes marins. La Fondation de la Mer, à travers le témoignage d’Un Océan de Vie, rappelait déjà l’ampleur du phénomène dans la baie de Tadjourah, où des bénévoles avaient rempli plusieurs filets de déchets sans pouvoir nettoyer intégralement une zone d’accumulation portée par les courants.
Plus récemment, La Nation a mis en lumière des actions coordonnées par la Sovereign Carbon Agency dans le cadre d’un mois de mobilisation contre les plastiques à usage unique. Au Goubet, espace marin stratégique et riche en biodiversité, des plongeurs, pêcheurs et bénévoles ont participé à l’extraction de plusieurs centaines de kilos de déchets. Ce type d’opération montre l’importance d’un engagement collectif : chacun apporte sa compétence, sa présence, son effort, pour protéger un espace qui appartient à tous.
Ramasser les déchets en mer n’est pas un geste anodin. C’est souvent un travail difficile, lent, exigeant, qui demande des plongeurs formés, des équipes coordonnées, des points de collecte, une capacité de tri et une filière capable de prendre en charge les déchets récupérés. Mais c’est aussi un geste hautement symbolique : descendre sous la surface pour retirer ce que l’activité humaine y a laissé, c’est reconnaître que la préservation ne s’arrête pas au rivage.
Ces actions rappellent que la protection du littoral commence bien avant l’arrivée des déchets dans l’eau. Elle commence dans les commerces, les restaurants, les hôtels, les écoles, les quartiers, les bateaux, les foyers. Elle commence par la réduction des plastiques inutiles, le tri, la collecte, la sensibilisation et la responsabilisation de chacun.
Pour le Groupe Coubèche, la préservation du littoral s’inscrit dans une vision plus large de l’engagement environnemental. Protéger les plages, encourager les gestes responsables, soutenir les partenaires de terrain et participer à l’émergence d’une culture du respect environnemental, c’est agir pour le présent tout en préparant l’avenir.
La mer Rouge est l’un des trésors naturels de Djibouti. Elle mérite plus que l’admiration : elle appelle une vigilance, une discipline collective, une attention renouvelée. Préserver la mer, c’est préserver une part du pays lui-même.
